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Afrique du Sud

Recrutée en Afrique du Sud : les documents du FBI sur la portée internationale d'Epstein

En octobre 2019, deux mois après l'arrestation d'Epstein, la division d'aide aux victimes du FBI à New York apprit que l'une de ses victimes se trouvait en Afrique du Sud. L'unité VCAC/traite des êtres humains du FBI écrivit à l'équipe consulaire de Johannesburg qu'elle avait été recrutée en Afrique du Sud et s'était rendue dans les résidences d'Epstein à New York, en Floride et aux îles Vierges. Les documents montrent le FBI coordonnant trois agences pour la faire venir à un briefing pour les victimes à New York.

Le 3 octobre 2019, la division d'aide aux victimes du FBI à New York apprit que l'une des victimes de Jeffrey Epstein se trouvait en Afrique du Sud. Angela Jackson, spécialiste de l'aide aux victimes au bureau de New York, écrivit à Jennifer Dent du même bureau : "We are currently working with victims of the Jeffrey Epstein case; and just found out this week that one is located in South Africa. Victim Services Division is hosting a briefing for these victims in New York on October 23rd. This individual's attorney contacted us regarding her attendance and assistance with travel here. She does have a new born baby and is asking for assistance with Visa's" (EFTA01650226-0). L'avocate était Sigrid McCawley, du cabinet Boies Schiller Flexner, qui représentait plusieurs victimes d'Epstein dans des procédures civiles.

L'unité VCAC/traite des êtres humains du FBI à New York écrivit ensuite à l'équipe consulaire de Johannesburg, à l'ambassade américaine de Pretoria. Leur lettre indiquait : "We have reason to believe that she was an Epstein victim who was recruited in South Africa and traveled to Epstein's residences in New York, Florida, and the Virgin Islands. We were planning to interview her in depth if she was able to attend the conference. She has a lawyer who has stated that she may have information that can help in our ongoing investigation" (vol00009-efta00152997-pdf-0). La victime n'était pas citoyenne américaine.

La faire venir à New York exigeait une coordination entre le bureau du FBI à New York, l'attaché juridique du FBI à l'ambassade de Pretoria et l'équipe consulaire du Département d'État à Johannesburg. La victime avait un fils de huit mois. McCawley écrivit à l'équipe consulaire : "my client is very interested in coming to NY for the victims meeting on October 23rd but she needs to travel with her infant son who is 8 months old and needs to get an expedited passport/visa if that is possible. She has a passport meeting for her baby scheduled for tomorrow in South Africa" (vol00009-efta00152997-pdf-4). Le premier email d'Angela Jackson précisait : "the case agent is Mandy Young whom I have copied here" (EFTA01650226-0).

Les archives ne disent pas si le visa a été accéléré ni si elle a assisté au briefing de New York.

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